Reporters sans frontières (RSF) condamne avec la plus grande fermeté un décret récemment adopté par le gouvernement thaïlandais qui, au motif de vouloir réguler les informations relatives au coronavirus, lui octroie le droit de décider de ce qui est vrai et ce qui est faux.

L’organisation rappelle l’importance de respecter la liberté de l’information dans cette période cruciale.

Cinq ans d’emprisonnement… C’est la peine pour le moins dissuasive que risque désormais tout journaliste ou tout média thaïlandais qui s’aventurerait à publier une information relative au Covid-19 que le gouvernement jugerait “fausse ou pouvant générer la peur au sein du public”. Cette mesure, qui n’a été accompagnée d’aucune définition de ce que les autorités entendent par “information fausse”, a été adoptée par décret dans le cadre de l’instauration, jeudi 26 mars, de l’état d’urgence dans le pays.

Avec ce texte, le pouvoir exécutif est habilité à exiger des organes de presse qu’ils “corrigent” toute information jugée non-conforme, faute de quoi ils seront poursuivis au titre de la loi sur les crimes informatiques, dont RSF avait condamné la sévérité par le passé. Le décret punit également “la déformation délibérée d’informations provoquant des malentendus et affectant la paix et l’ordre ou la morale publique”.

Source : rsf.org

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