Le gouvernement cambodgien censure trois portails d’information en ligne

Les trois sites Internet sont accusés par le ministère de l’Information d’avoir violé la déontologie journalistique, après avoir publié des articles sur des cas de corruption. Compte tenu du non-respect de la procédure par le gouvernement et de l’inconsistance des accusations portées contre les trois médias, Reporters sans frontières (RSF) exige le rétablissement immédiat de leur autorisation de publier.

Leurs rédactions ont été placées devant le fait accompli, sans avertissement préalable ni recours possible. C’est par une simple lettre, publiée le 15 mars par le ministère de l’Information, que les directions des sites d’information Bayong Times, Kkmer Cover TV (KCTV) et Cambodia Today ont appris que leur licence a été révoquée. Le gouvernement a justifié cette décision en arguant que les trois médias indépendants auraient violé “l’éthique journalistique”, ainsi que les contrats qui les lient au ministère. 

Mais, en fait de non-respect de la déontologie, ces sites ont en commun d’avoir récemment publié des enquêtes sur la corruption galopante qui touche les élites politico-économiques au Cambodge. 

Lire la suite

Laisser un commentaire

You May Also Like

Coup d’État en Birmanie : “En dix jours, la liberté de la presse a régressé de dix ans” (RSF)

Selon RSF, la Birmanie se retrouve brutalement là où elle se trouvait il y a dix ans, avant que la dissolution de la junte précédente, en février 2011, eût permis l’éclosion d’une presse libre.

Suicide du correspondant Arnaud Dubus, symptôme d’une profession à l’agonie

Rien ne saurait expliquer la douleur d’Arnaud et son geste, mais il serait lâche de feindre d’ignorer combien la précarité de la dernière décennie de sa carrière a contribué à son mal-être

Enquête : onze ans après le meurtre du journaliste philippin Gerry Ortega, le cerveau présumé du meurtre est toujours en liberté

La dernière enquête de la coalition A Safer World For The Truth,…

La Thaïlande instrumentalise la crise du Covid-19 pour restreindre la liberté d’informer

Cinq ans d’emprisonnement… C’est la peine pour le moins dissuasive que risque désormais tout journaliste ou tout média thaïlandais qui s’aventurerait à publier une information relative au Covid-19 que le gouvernement jugerait “fausse ou pouvant générer la peur au sein du public”