Trois employés du portail d’information Dawei Watch arrêtés dans un nouveau coup de filet de l’armée birmane

Deux journalistes et un graphiste de Dawei Watch, média en ligne qui couvre l’actualité du sud de la Birmanie, ont été arrêtés par l’armée dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 janvier. Reporters sans frontières (RSF) exige leur libération immédiate ainsi que celle de la cinquantaine d’autres journalistes encore détenus par la junte.

Ils ont été interpellés au cours de raids nocturnes quasiment simultanés et travaillaient tous pour Dawei Watch, un média en ligne basé à Dawei, la capitale de la région de Tanintharyi à l’extrême sud du territoire birman. 

   

D’après les informations recueillies par RSF auprès de la direction du site, la journaliste Moe Myint –  également connue sous le nom de Yu Yu Maw – a été arrêtée mardi 18 janvier à 23h38. Son confrère, le reporter Than Zaw Tun – dit Ko Zaw – et le webdesigner Phyo Pyae Lay Lwin – surnommé Thargyi – ont été arrêtés dans la foulée, jeudi, entre minuit et deux heures du matin. Ko Zaw aurait été emmené hors de chez lui par les forces de sécurité, avec les mains liées dans le dos et un sac en tissu sur la tête. 

Lire la suite

Laisser un commentaire

You May Also Like

Coup d’État en Birmanie : “En dix jours, la liberté de la presse a régressé de dix ans” (RSF)

Selon RSF, la Birmanie se retrouve brutalement là où elle se trouvait il y a dix ans, avant que la dissolution de la junte précédente, en février 2011, eût permis l’éclosion d’une presse libre.

L’acharnement judiciaire contre les journalistes birmans s’intensifie dangereusement

Au lendemain d’une démonstration de force massive de l’armée birmane, dont le…

The Nation cesse sa publication imprimée

Après la disparition de The Nation des kiosques à journaux, le Bangkok Post sera le seul quotidien de langue anglaise imprimé encore disponible en Thaïlande.

Médias sociaux contre “fake news”: le nouveau champ de bataille médiatique en Asie

La prédominance du discours de haine (hate speech) et des positions extrémistes sur les plateformes de médias sociaux telles que Facebook ajoute une dimension supplémentaire au paysage médiatique en Asie du Sud-Est.